Dans son article consacré à notre rapport « Mortgage Trends 2026 », InFinance souligne un tournant structurel sur le marché hypothécaire néerlandais qui correspond étroitement à notre vision : la rapidité de décision devient le facteur concurrentiel déterminant. Nous montrons que dans un environnement hautement concurrentiel et dominé par les intermédiaires, le prêteur capable de donner le plus rapidement une réponse claire (« oui » ou « non ») remporte de plus en plus souvent la clientèle, indépendamment des taux ou des produits proposés.
Notre analyse révèle que de nombreux prêteurs ont encore besoin de 9 à 14 jours ouvrables pour parvenir à une décision finale. Si la partie numérique du processus (orientation, intégration, téléchargement de documents) est globalement bien huilée, le véritable goulot d'étranglement se situe au cœur même du processus de crédit : l'acceptation. La vérification manuelle des documents, la saisie répétée des données et l'interprétation humaine de politiques de crédit complexes restent la norme. Cela devient particulièrement pénible dans les cas plus complexes, tels que les sources de revenus multiples, les mesures de durabilité ou les exceptions à la politique, où environ 20 à 30 % des demandes génèrent une part disproportionnée de la charge de travail et des délais, ce qui soumet les équipes chargées de l'acceptation à une pression constante. Nous soulignons également que l'IA pourrait améliorer considérablement l'efficacité, mais que son déploiement à plus grande échelle est freiné non pas par la technologie, mais par des questions de gouvernance et de réglementation liées à la loi européenne sur l'IA, à l'explicabilité, à la qualité des données et à la supervision humaine.
Cette couverture souligne notre message central : les prêteurs qui ne parviennent pas à améliorer structurellement leur rapidité de décision risquent de perdre leur compétitivité, quelle que soit l'attractivité de leurs prix ou de leurs produits. Pour les acteurs de la chaîne de valeur hypothécaire, il s'agit là d'un appel clair à passer de la numérisation frontale à une transformation profonde des processus de décision en matière de crédit.



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